Voitures : Couleur de moins vendue et tendances actuelles en 2025 ?

13 janvier 2026

Jeune vendeur automobile en costume dans un concessionnaire

En 2025, le beige quitte discrètement les catalogues des constructeurs, affichant le plus faible volume de ventes depuis dix ans. Plusieurs marques européennes n’intègrent plus cette teinte dans leurs gammes, préférant miser sur des couleurs vives ou des nuances sombres.

Les véhicules électriques confirment une préférence marquée pour le blanc et le bleu, tandis que le leasing social influence la présence accrue de modèles gris argent sur les routes. L’écart entre les teintes classiques et les couleurs tendance s’accentue, redéfinissant les choix des consommateurs et les stratégies des fabricants.

Quelles couleurs de voitures domineront (ou disparaîtront) en 2025 ?

Les couleurs automobiles ne jouent pas les surprises : depuis des années, la route se couvre d’une même harmonie de teintes neutres. Peu de suspense, donc : le blanc et le noir tiennent la corde, partout sur le marché. Les dernières études publiées par Basf et Axalta enfoncent le clou : près de 80 % des ventes de voitures neuves dans le monde se font sur des couleurs achromatiques. En Europe, pas d’inflexion notable : le blanc reste en tête, suivi du gris, puis du noir.

Le bleu tente une percée, notamment grâce à la vague électrique et à la stratégie renouvelée de constructeurs comme Renault ou Volkswagen. Mais pour les couleurs vives, rouge, vert ou orange, la marche reste haute : elles dépassent rarement les 5 % du marché, cantonnées à quelques séries spéciales ou modèles sportifs. Quant au beige, il se fait oublier, abandonné par Peugeot, Fiat ou Nissan, qui resserrent leur gamme de couleurs.

Chez les généralistes, les catalogues se resserrent autour des valeurs sûres. Peugeot et Renault rationalisent l’offre, privilégiant la simplicité et la rentabilité industrielle. Du côté de Bmw et Audi, la personnalisation existe toujours, mais les clients, eux, préfèrent rester dans le giron du gris ou du noir. Mark Gutjahr, qui pilote le design couleur chez Basf, le résume bien : l’Europe reste attachée à la discrétion, là où l’Asie ou l’Amérique du Sud s’autorisent plus d’audace.

Pour résumer les lignes de force repérées sur le marché, voici les tendances marquantes :

  • Blanc, noir, gris : trio de tête incontesté en 2025
  • Disparition progressive du beige et des teintes dorées
  • Légère progression du bleu, portée par l’électrique

Le marché automobile en pleine mutation : ce que révèlent les chiffres

Le marché automobile accélère sa transformation depuis deux ans, poussé par la transition écologique, l’essor des voitures électriques et la réorganisation des constructeurs. En Europe, le cap du million d’immatriculations est franchi en France pour 2024. Le segment électrique rebondit, dopé par des mesures telles que le leasing social.

Les chiffres tombent, implacables : le thermique perd du terrain tandis que Tesla, mais aussi Renault, Peugeot ou Volkswagen, gagnent des parts en adaptant leurs gammes. Stellantis et Citroën misent sur une offre recentrée, simplifiant le choix des couleurs pour maîtriser les coûts. La technologie embarquée et la notion de personnalisation séduisent, mais la majorité des acheteurs privilégie encore les configurations standard.

Sur le neuf, la part des voitures électriques dépasse désormais 20 %. Mais sur le marché de l’occasion, l’essence et le diesel tiennent bon. Les spécificités régionales se maintiennent : la France plébiscite les SUV compacts électriques, tandis que l’Allemagne reste fidèle aux berlines. Les entreprises, poussées par les normes, accélèrent la modernisation de leurs flottes.

Voici ce que montrent les grandes tendances du marché :

  • Renault et Peugeot enregistrent une forte croissance sur l’électrique
  • Le marché de l’occasion reste solide, soutenu par la pénurie de véhicules neufs
  • Stellantis concentre ses efforts sur les modèles les plus rentables

Choisir sa couleur en 2025 : tendances, entretien et valeur de revente

En 2025, choisir la couleur de sa voiture relève d’un arbitrage dépassant la simple question de goût. Le blanc et le noir dominent nettement, car la demande sur le marché français et européen les place loin devant. Les données collectées par BASF et Axalta ne laissent aucun doute : ces teintes neutres s’imposent, loin devant les couleurs franches. Renault, Peugeot et Volkswagen misent sur ces teintes jugées plus faciles à valoriser lors de la revente. Résultat : les voitures d’occasion blanches ou noires conservent mieux leur valeur.

L’arrivée massive des voitures électriques n’a finalement pas bousculé la hiérarchie des couleurs. Le gris argent complète le trio de tête. Bleu et rouge peinent à trouver leur public, malgré quelques campagnes marketing ciblées. Les couleurs vives restent reléguées à quelques séries limitées ou à des modèles urbains, destinés en priorité à une clientèle plus jeune.

L’entretien entre en jeu dans la décision finale. Le noir, réputé pour son élégance, est aussi le plus exigeant : rayures et poussière s’y voient au moindre rayon de lumière. Le blanc, plus tolérant, séduit les gestionnaires de flottes et les conducteurs pragmatiques. Sur le marché de l’occasion, une teinte consensuelle reste la garantie d’une revente rapide et sans mauvaise surprise.

Pour évaluer les critères qui pèsent sur le choix final, retenons les points suivants :

  • Blanc, noir, gris : trio gagnant pour la revente
  • Le bleu et le rouge, minoritaires, restent des paris risqués
  • L’entretien, facteur décisif dans le choix final

Femme examine une voiture compacte en ville

Le leasing social, un accélérateur inattendu pour les modèles et couleurs populaires

Le leasing social vient bouleverser la donne sur le marché automobile français. Pensé pour faciliter l’accès à une voiture électrique neuve pour les ménages aux revenus plus modestes, ce dispositif influe directement sur les ventes et la répartition des couleurs. Les données récentes sont limpides : la demande se concentre sur des modèles populaires, souvent citadines ou petits SUV des gammes Renault et Peugeot, et les couleurs standardisées : blanc, gris, noir.

Les contraintes et impératifs logistiques du leasing social réduisent le champ des possibles pour l’acheteur. Les couleurs neutres progressent encore, simplifiant la gestion industrielle et la distribution. Les teintes vives, déjà discrètes, se raréfient davantage dans ce canal, tandis que les choix audacieux se retrouvent cantonnés à la marge.

Les constructeurs ajustent leur stratégie face à cette nouvelle donne. Renault et Peugeot revoient leur offre, misant sur une rationalisation des catalogues et une réduction des options personnalisées pour s’aligner sur la demande massive générée par le leasing social. Les flottes d’entreprises et les particuliers ciblés par ces offres s’orientent vers la simplicité, l’efficacité, la revente facilitée.

Les effets de cette dynamique se lisent dans les tendances suivantes :

  • Le leasing social favorise l’émergence d’un parc automobile homogène
  • Les modèles populaires et couleurs achromatiques représentent la majorité des volumes
  • Les couleurs audacieuses, déjà fragilisées, disparaissent presque totalement des véhicules neufs accessibles

En 2025, la route s’uniformise sous le règne du blanc, du noir et du gris. La couleur n’est plus un simple détail, mais un choix stratégique, dicté par la demande, le pragmatisme et la promesse d’une revente sans accroc. Reste à savoir si, demain, la mode de la nuance saura résister à la tentation de l’uniformité.

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