Rachel Garrat-Valcarcel est journaliste politique, née le 10 mai 1989, actuellement connue pour sa newsletter « Blocs & Partis » consacrée aux chroniques de la Ve République. Son parcours, de l’enfance dans un milieu international jusqu’à ses engagements professionnels actuels, dessine une trajectoire où formation à l’étranger, journalisme politique et réflexion sur la représentation médiatique s’entrelacent.
Enfance internationale et formation dans le réseau AEFE
Avant toute exposition médiatique, Rachel Garrat-Valcarcel a grandi dans une famille décrite comme liée au monde diplomatique. Cette enfance s’est déroulée dans un environnement international, loin du cadre hexagonal classique qui façonne la plupart des journalistes politiques français.
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Sa scolarité a été marquée par un passage dans un lycée français du réseau AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger). Ce type de parcours scolaire, structuré autour des programmes français mais ancré dans un contexte culturel étranger, forge une double lecture des réalités politiques et sociales.
Cette dimension biographique reste peu documentée dans les résultats de recherche habituels. Elle éclaire pourtant un regard journalistique qui ne part pas d’un ancrage local ou partisan, mais d’une exposition précoce à des systèmes politiques variés.
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Parcours en journalisme politique : du Monde à 20 Minutes
Rachel Garrat-Valcarcel a exercé au sein de la rédaction du Monde, l’un des quotidiens de référence en France. Son profil sur le réseau social X mentionne explicitement cette expérience passée avec la mention « Ex @lemondefr ».
Par la suite, elle a rejoint la rédaction de 20 Minutes, où elle a couvert la politique nationale. Une interview réalisée par la chaîne YouTube « Hugo au Perchoir » en juin 2024, au moment de la dissolution de l’Assemblée nationale, la présentait comme journaliste de ce titre.
Ce passage d’un quotidien de référence à un média gratuit à forte audience illustre une trajectoire orientée vers l’accessibilité de l’information politique. Le lectorat change, le registre d’écriture aussi, mais le terrain reste le même : les dynamiques partisanes, les élections, les rapports de force au sein des institutions.
La newsletter « Blocs & Partis »
Rachel Garrat-Valcarcel est aujourd’hui autrice de la newsletter « Blocs & Partis », qu’elle décrit comme des chroniques de la Ve République tardive. Ce format indépendant lui permet d’approfondir l’analyse électorale sans les contraintes d’un desk quotidien.
Son compte X, suivi par près de vingt mille abonnés, témoigne d’une activité intense avec plus de soixante mille publications. Elle s’y définit elle-même comme « election nerd », un terme qui traduit une spécialisation assumée dans la sociologie électorale et les résultats de scrutin.
Engagement à l’AJL et traitement médiatique des transidentités
Au-delà du journalisme politique stricto sensu, Rachel Garrat-Valcarcel occupe une place singulière dans la réflexion sur les pratiques journalistiques. Elle est co-présidente de l’Association des journalistes LGBTI (AJL), créée en 2013 dans le contexte des mobilisations autour du mariage pour tous.
En juin 2021, elle a présenté la deuxième édition de l’émission OUT, organisée par l’AJL et le média Madmoizelle. Le thème portait sur la représentation des personnes trans dans les médias. L’intitulé de cette émission, « Personnes trans dans les médias : on attend encore la transition ! », résume la ligne défendue par l’association.
Lors d’un entretien accordé à Radio Parleur la même année, elle a insisté sur le fait que les transidentités constituent un sujet médiatique, pas uniquement une cause militante. Cette distinction est centrale dans son approche : le problème n’est pas tant l’opinion des journalistes que la manière dont les rédactions cadrent, nomment et illustrent ces réalités.
- L’AJL publie des recommandations à destination des rédactions sur le vocabulaire à employer pour traiter des questions LGBTI.
- Rachel Garrat-Valcarcel a contribué à des réflexions publiées sur le journalisme et les biais de genre, sous l’angle du cissexisme dans les pratiques rédactionnelles.
- Son engagement associatif coexiste avec son travail de terrain en politique, sans que l’un prenne le pas sur l’autre dans sa production éditoriale.
Évolution professionnelle de Rachel Garrat-Valcarcel : ce qui a changé
Comparer le « avant » et le « maintenant » de Rachel Garrat-Valcarcel revient à observer un glissement du salariat en rédaction vers une forme d’indépendance éditoriale. Au Monde puis à 20 Minutes, elle travaillait dans des structures hiérarchisées avec des lignes éditoriales définies. Avec « Blocs & Partis », elle maîtrise le format, le rythme et l’angle.
Ce type de parcours n’est pas isolé dans le journalisme politique français. Plusieurs journalistes de sa génération ont opté pour la newsletter ou le podcast comme vecteur principal, en conservant une présence active sur les réseaux sociaux pour alimenter le débat en temps réel.
Un positionnement qui mêle analyse électorale et questions de société
Ce qui distingue son profil, c’est la coexistence de deux registres rarement associés. L’analyse électorale pointue, avec des threads détaillés sur le vote de gauche à la présidentielle ou les dynamiques de second tour, côtoie un travail de fond sur la représentation des minorités dans les médias.
Cette double compétence lui confère une visibilité qui dépasse le cercle habituel des éditorialistes politiques. Son audience sur X mêle observateurs de la vie parlementaire, militants associatifs et étudiants en journalisme.

La trajectoire de Rachel Garrat-Valcarcel reste avant tout celle d’une journaliste de terrain passée par des rédactions nationales, qui a choisi de combiner production indépendante et engagement professionnel sur les pratiques médiatiques. Son parcours international précoce et sa spécialisation électorale forment un socle que ni l’AJL ni la newsletter n’ont remplacé, mais prolongé sous des formes différentes.
